Devoxx France 2012 jour 2/3

Jour J+1, un bataillon de geeks a déjà débarqué mercredi mais le plus gros reste à venir. J’avais parlé de 1200 personnes dans mon premier billet mais c’est justement ce jeudi qu’ils sont venus et non le mercredi qui fut la journée avec la moins d’affluence : « seulement 800 personnes ».

Ce second jour fut celui des premières keynotes et des conférences. Petit aperçu rapide.

les keynotes

La journée a commencé par des notes d’ouvertures (les fameuses keynotes). Je n’ai malheureusement pas pu assister à la première puisque j’étais au vestaire et je suis arrivé vers la fin du discours de Stephan Janssen, le papa de Devoxx. J’en profite pour faire un rappel super important sur ce qu’il a justement indiqué : l’ensemble des conférences de Devoxx France (hors Quickie, BOF et labs) ont été filmés et seront disponibles sur Parleys. Cette plateforme permet de suivre à nouveau une conférence avec d’un côté le speaker et de l’autre ces slides. L’abonnement Parleys pour l’année 2012 sera envoyé pour chaque place achetée d’ici pas longtemps (a peu près ;)).

Bon sinon on me souffle dans l’oreillette que même si j’ai raté la keynote des 4 fondateurs de Devoxx France, je peux quand même citer quelques chiffres qu’ils ont évoqué pendant leur intervention, car Devoxx ca a été :

  • 3 jours de conférence ;
  • 133 présentations sélectionnées parmi 488 propositions ;
  • 199 orateurs ;
  • 36 JUG et UG ;
  • 1250 participants (contre 450 initialement prévus).

Ensuite est venu le tour de la keynote de Pierre Pezziardi, pour moi la meilleure keynote de cette édition tant elle a su nous faire aller au delà de notre métier de développeur. Forcément, le type n’est pas qu’un geek, c’est aussi un boss et l’un des auteurs de l’informatique conviviale que j’avais déjà lu et que j’avais trouvé très juste. Je vous le conseille vivement par ailleurs d’autant qu’on peut le lire en ligne. Je vais tenter de résumer en quelques lignes l’essence de cette note d’ouverture mais je pourrais difficilement reproduire avec autant de justesse la vision qu’il a su exprimer. Je vous invite fortement à revoir la keynote quand elle sera disponible sur Parleys tant sa vision était forte.

Pour en faire ressortir quelques thèmes, l’objet était de se poser la question si en tant que développeur nous étions bien fier de notre métier. Et pour être fier de notre métier il est nécessaire d’en comprendre la valeur réelle au niveau le plus haut. Il a abordé un grand nombre de thèmes, l’ouverture aux autres, la compréhension du métier de chacun, la recherche de valeur globale et non des optimums locaux, le manifeste pour l’egoless programming et j’en passe. Si nous parvenons à dépasser nos lignes, se mettre à la place des autres en arrêtant de nous vautrer dans notre chère complexité, alors oui nous pourrons être fier d’être développeur pour la valeur que nous aurons pu faire émerger et qui aura su profiter au plus grand nombre. Dommage, je ne trouve pas la citation de Ivan Illich qui avait été donné, je l’aurais bien cité à nouveau pour conclure sur cette keynote.

Retour à la normale avec la keynote suivante intitulée Heaven And Hell et animée par deux membres du London JUG, qui a aussi la particularité de siéger au JCP, Ben Evans et Martijn Verburg. Ils ont su avec fun nous faire une petite séance de divination sur l’avenir de l’informatique en prenant alternativement la meilleure vision possible puis la pire, le tout avec un beau petit changement de tenue vestimentaire au milieu pour le côté démoniaque.

Play 2.0

Après ces belles keynotes la journée à pu commencer. Pour ma part j’avais choisi de suivre la conférence sur Play 2.0 Par Guillaume Bort et Sadek Drobi. Une conf sympa, quelques phrases choc dont par exemple :

si votre framework ne respecte pas les standards du web (les verbes, le retour arrière etc…) il finira par perdre. (Tiens d’ailleurs, qui se souvient que JSF 1.x ne gérait pas le bouton back…)

Des applaudissements lors d’une petite démo, qui, il faut bien l’avouer impressionne toujours quand on ne connait pas Play. Pour ma part, je connaissais bien Play donc je suis resté sur ma faim car j’attendais surtout une présentation des nouveautés de cette version. Tant pis, c’était plutôt une session de présentation des grands principes du framework.

A noter que même si je n’y ai pas assisté, j’ai eu de très bons échos sur deux autres conférences donnés en parallèle : Elastic Search par David Pilato et une conf Spring par Gildas Cuisinier.

Les quickies du midi

Tiens, midi est venu et j’ai pas tant mangé que ça. Pourquoi ? Tout simplement car j’ai fait un quickie sur la localisation. Eh oui, j’ai eu la chance de faire 15 minutes sur Nemrod l’outil derrière www.localizeyourapps.com. J’avais déjà pu répéter chez Vidal le vendredi précédent, que je remercie d’ailleurs pour leur accueil. Je me suis bien amusé à la refaire pour Devoxx. Dans l’ensemble j’ai eu de bons retours, j’espère que ce n’était pas uniquement pour ne pas me vexer ^^

Puisque j’étais là, j’ai vu le second quickie qui se déroulait dans la même salle que la mienne sur les fausses bonnes idées (FBI). C’était plaisant, ouf, on apprend qu’on est pas les seuls à voir des situations abracadabrantesques, des mauvaises pratiques délirantes et des débauches d’énergies inutiles.

Je n’ai pas pu assister à la première de l’après midi puisque j’étais de service ailleurs mais là encore, énormes retours positifs sur la présentation de Rémi Forax qui a animé une session assez velue sur invokedynamic.

La programmation concurrente

J’ai suivi ensuite une présentation d’Alex Snaps sur la programmation concurrente. Le thème était un peu piégeux car il n’est pas évident en une heure d’aborder la programmation concurrente. J’avais la chance d’avoir déjà vu ce sujet via un super bouquin de Brian Goetz mais j’ai constaté que certains n’ont pas bien saisi le pourquoi du comment lors de chaque séance de mini benchmark effectué lors de la session. Par exemple je ne suis pas sur que l’explication sur les mauvaises perfs de l’AtomicLong lors du premier test a été bien comprise. Dommage, l’approche par le code était intéressante.

Pour moi la journée de conférence s’est terminée après celle-ci puisque j’ai aidé à différents endroits sur la fin de journée et notamment à l’organisation de la soirée Meet and Greet. Tant pis, je reverrais sur Parleys.

Meet and Greet

Et justement j’en profites pour glisser quelques mots sur la soirée Meet And Greet. Cette fameuse soirée c’était donc une soirée porte ouverte où 500 places supplémentaires avaient été ouvertes sur eventbrite. C’était l’occasion pour tout ceux qui n’ont pas pu venir à la conférence de venir voir les BOFs du jeudi soir gratuitement. Je n’ai pas les chiffres de fréquentation mais a vue de nez c’était bien rempli. Bon enfin mon nez n’était peut être pas à son maximum vu que c’était aussi une soirée vin fromage histoire de rappeler que c’est quand même une conférence française, bordel !

Cool, j’ai profité de la soirée pour gagner un super t-shirt angry nerds. C’était pas bien compliqué, il suffisait de twitter pour Atlassian lors de la soirée et on récoltait un t-shirt et une bière australienne. On peut dire que c’était un bon deal ^^

Je note d’ailleurs que ce t-shirt est le seul truc que j’ai gagné sur tous jeux auxquels j’ai participé pendant Devoxx France. Argh… Ca me fait justement faire la transition histoire de remercier tous les sponsors qui ont animé leurs stands chacun à leur façon :

  • le quizz de Soat
  • le robot d’Object Direct
  • Watson l’ordinateur qui vous tue à Geopardy chez IBM
  • le concours de programmation et les bières d’infine
  • les tanks en javascript de Zenecity
  • les baby foot de Valtech et Ippon ainsi que les sushis d’Ippon
  • le casino de Fast Connect
  • les tirages au sort de Xebia et Murex
  • le jeu de la pesée de SFEIR (j’ai jamais été foutu d’approcher le bons poids, je suis mauvais)
  • le jeu de robot chez Xebia ainsi que leurs différents ateliers

Désolé si j’en oublie, en tout cas grand merci.

C’est pas tout ça mais la soirée c’est terminé vers 22h30, place à la troisième journée dans mon prochain billet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

hlassiege