Le 10ème homme

Aujourd’hui j’ai envie de revenir sur un passage d’un film que j’ai vu récemment. Tout d’abord je vous rassure, je ne vais pas transformer ce site en lieu de critique cinéphile.
Si c’est ce que vous cherchez et que vous aimez quand ça saigne un peu, je vous conseille le site d’odieux connard mais ne lisez les critiques qu’après avoir vu le film…

Bon donc, revenons à nos moutons. Récemment j’ai vu World War Z en vidéo, un film de zombie avec Brad Pitt. Oui plutôt étrange comme association je sais.
Et dans ce film, il y a une théorie que j’ai apprécié : la théorie du 10ème homme.

Donc pour faire simple et sans spoiler, dans un pays du film ils ont mis en place une sorte de conseil de surveillance de 10 hommes. Dans le cas d’un consensus important où tout le monde semble d’accord, l’un d’eux doit obligatoirement s’opposer à la décision. Et il doit argumenter. C’est le 10ème homme.
Cet homme (ou femme je suppose) a l’obligation de tout remettre en cause et d’accepter les théories farfelues. Si par exemple tout le monde dit que les zombies ça existe pas donc qu’il n’est pas nécessaire de s’en protéger, le 10ème doit croire que les zombies existent et le prouver. Ok, ça doit pas toujours être facile à assumer…

J’aime beaucoup cette approche car elle peut s’appliquer pour les deux structures dans lesquels je travaille : Lateral-Thoughts ou Hopwork. La force d’une petite structure c’est sa capacité à pivoter. C’est aussi sa capacité à réaliser des choses en théorie impossible. Rappelez-vous la fameuse citation de Mark Twain :

« ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ».

Ce n’est pas forcément qu’ils ne savaient pas, mais qu’ils ne l’ont pas accepté. Car ils ont joué le rôle du 10ème homme.

Ca rejoint d’ailleurs un peu un vieux billet que j’avais écrit sur le Lateral-thinking. Je vous en recite le premier paragraphe :

« Penser en dehors des cadres établis (Thinking outside the box).
[…] C’est un mode de résolution de problème basé sur une approche non conventionnelle. Il s’agit avant tout de se débarrasser des contraintes traditionnelles, approcher un problème par de multiples angles y compris les plus étonnants.
La pensée verticale/classique consiste à avancer étape par étape après avoir éliminé toutes les pistes irréelles ou absurde. La pensée latérale s’autorise à envisager ces solutions absurdes pour déclencher un processus de pensée qui aboutira peut-être à une solution viable. Ce mode de reflexion encourage la créativité et permet parfois de passer des obstacles réputé insoluble.

Jouer ce rôle de 10ème homme c’est par exemple :

Et ça marche ! Je suis très fier pour Lateral-Thoughts :

  • organisateur de Scala IO cette année encore.
  • partenaire officiel de Databricks pour les formations Spark en Europe
  • une 30aine de formations l’année dernière
  • partenaire Neo4J

Pour rappel Lateral-Thoughts, c’est 10 personnes et aucun manager, aucun commercial. Et non ce n’est pas juste un « regroupement de freelance » (mais ce sera l’objet d’un futur billet).
Et pour la petite anecdote, on fait à peine moins de chiffre d’affaires que Cloudwatt, vous savez l’un des deux grands clouds souverains financé par nos impots et qui plafonnent à 1 Million de CA sur 2013… Ca c’était pour la petite pique en passant…

Et je suis fier aussi pour Hopwork :

  • une levée de fonds en avril
  • 8 personnes qui travaillent dessus désormais (et on recrute !)
  • plus de 6000 inscrits et on approche les 1000 inscrits supplémentaires par mois
  • un volume d’affaire qui va approcher les 1M d’euros sur notre première vraie année

Car oui, la révolution du monde du travail est en marche 😉

Bon sinon plus léger et à plus petite échelle, le 10ème homme peut-être aussi celui qui prend avec des pincettes toutes les technos hypes énoncé sur Twitter, celui qui pense que même quand ca va bien sur un projet, ca pourrait aller encore mieux (et à plus forte raison quand ça va déjà mal).
Bref, ce 10ème homme a vraiment de quoi nous inspirer.

 


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hlassiege